Diagnostic

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Suite à une piqûre de tique, le diagnostic peut se baser uniquement sur la présence d’un érythème migrant, sans la nécessité d’un test sanguin. Mais seulement la moitié des malades présentent un érythème migrant. D’autres symptômes peuvent alors survenir (fièvre inexpliquée, douleurs articulaires, fourmillements dans un membre, paralysie faciale…). Voir liste des symptômes.

Si l’on excepte le cas de l’érythème migrant (qui ne nécessite pas d’examen particulier), le médecin prescrit une sérologie de dépistage devant une suspicion clinique de maladie de Lyme. Si le test est positif, un test de confirmation par Western-Blot est effectué. Cependant, il est à noter que ces deux tests sont peu fiables et ne détectent qu’environ la moitié des malades : si les tests sont positifs, vous avez bien la maladie de Lyme. En revanche, si les tests sont négatifs, il est impossible de conclure dans un sens ou dans un autre.

Le Chef de cabinet de la Ministre de la Santé a lui-même déclaré que ces tests n’étaient pas fiables dans les 12 semaines après la morsure de tique. France Lyme ajoute que ces tests ne sont pas plus fiables au-delà de ces 12 semaines.

En cas de résultat sanguin négatif, sans exclure formellement une maladie de Lyme, d’autres pistes diagnostiques peuvent être explorées par le médecin.

D’autres tests peuvent aussi être effectués, comme une ponction lombaire avec une recherche par PCR. Mais, là encore, cette analyse est loin d’être fiable : il existe de nombreux négatifs. De plus, cet examen peut être douloureux et entrainer des effets secondaires.

En cas de doute, le médecin peut administrer un traitement d’épreuves par antibiotiques à son patient s’il a la conviction que son patient peut avoir une maladie de Lyme.