Enfants : prévention et soin

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1. Prévention par la famille

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Face aux tiques, les enfants sont souvent plus vulnérables. Ils peuvent être piqués par les tiques et contracter une maladie transmise par les tiques (maladie de Lyme, bartonellose, ehrlichiose etc.) comme les adultes. Cependant, leurs contacts avec les tiques sont généralement plus fréquents que ceux des adultes.

Les enfants peuvent être en contact avec les tiques lors de promenade en forêts, lors de jeux dans les jardins, lors de relations affectueuses avec des animaux domestiques porteurs de tiques, lors de sorties scolaires, en centres de loisirs, en colonies de vacances, lors de sorties équestres, lors d’activités de scoutisme…

De plus, les enfants habitués aux bleus et autres bobos de la vie courante ne feront pas forcément attention à une tique accrochée à leur peau, surtout s’il s’agit d’une larve (taille inférieure au millimètre) ou d’une nymphe (taille de l’ordre du millimètre), notamment parce que la morsure d’une tique est totalement indolore.

Rappelons que les endroits de prédilection d’une tique sont les aines, les aisselles, les derrières de genoux, les derrières d’oreille voire le cuir chevelu… Bref, des endroits peu visibles.

Il est donc important d’inspecter minutieusement son enfant après chaque retour d’excursion en milieu naturel. Retirez rapidement la tique. Plus tôt sera retirée la tique, moins il y aura de probabilité que la tique ait eu le temps de transmettre de maladies (même si dès la première heure de piqûre, il est possible de contracter une maladie).

Pour sensibiliser votre enfant au risque des tiques, vous pouvez imprimer ce coloriage éducatif, qui sera un support qu’il pourra conserver.

 

2. Diagnostic

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Chez les enfants, les méthodes de diagnostic sont identiques à celles des adultes, à savoir :
s’il y a présence d’érythème migrant, c’est une preuve de maladie de Lyme (inutile de faire une prise de sang en vue d’une sérologie)
– s’il n’y a pas présence d’érythème migrant, mais un syndrome grippal (fièvre, courbature, fatigue) sans symptômes typiques des infections d’hiver (maux de gorge, nez bouché…), alors il y a forte suspicion de maladie de Lyme
– s’il n’y a pas présence d’érythème migrant, mais des symptômes atypiques comme des fourmillements dans les membres, des douleurs articulaires, voire des paralysies (faciales notamment), alors il y a une très forte suspicion de maladie de Lyme

Rappelons que la sérologie est inutile en cas d’érythème migrant et dans les 12 premières semaines après la morsure de tique.

Plus d’informations sur le diagnostic

 

 

 

3. Traitement

Le traitement des enfants de moins de 8 ans en phase primaire est spécifique : certains antibiotiques ne peuvent être administrés aux enfants de moins de 8 ans (notamment les cyclines). Le traitement doit durer 3 semaines en phase primaire.

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La molécule préconisée est généralement l’amoxicilline plus connue sous le nom commercial de Clamoxyl. Le dosage recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS, avis du 14/03/2012) est de :
– 50 mg/kg de poids de l’enfant/j si l’enfant présente un érythème migrant strictement isolé, c’est-à-dire sans aucun autre symptôme (y compris mal de tête banal)
– 100 mg/kg de poids de l’enfant/j dans tous les autres cas.
Nous invitons tous les praticiens et tous les parents à vérifier que le dosage administré correspond bien aux dernières recommandations de la HAS. En effet, les échecs thérapeutiques résultent souvent d’un mauvais dosage.

En cas d’intolérance à l’amoxicilline, il est aussi possible d’utiliser d’autres molécules (azithromycine, cefuroxime…).

En cas de paralysie faciale ou d’évolution grave et/ou fulgurante des symptômes, un traitement par intraveineuse par ceftriaxone (nom commercial usuel : Rocéphine) peut être envisagé.