Traitement

> Stade primaire, dans les jours suivant la morsure, dès les premiers symptômes

Dès les premiers jours, des symptômes peuvent apparaître, notamment, un érythème migrant ou lymphocytome borrelien (> voir ce que c’est ici )

Pour traiter un borréliose de Lyme dans la forme précoce, il faut traiter pendant 3 semaines pour une forme disséminée. (cf les Recommandations de Bonnes Pratiques de HAS de Juin 2018, page 13 du texte officiel).

L’avantage de la doxycycline est son efficacité intra-cellulaire (contre le spirochète de la borreliose de Lyme) et contre plusieurs co-infections dans les maladies vectorielles à tiques, avec une tolérance équivalente par rapport aux antibiotiques.

> Les traitements échouent ?

En cas de persistance des symptômes au-delà de 3 semaines de traitement, il convient de rechercher des co-infections ayant pu être transmises par la piqûre de tique (Bartonella, Babesia, Ehrlichia, Chlamydia…) et de traiter en conséquence.

Devant la persistance de symptômes, après un bilan étiologique, dans le cadre du SPPT (Symptomatologie/syndrome persistant(e) polymorphe après une possible piqûre de tique), il est possible de faire un traitement d’épreuve de 28 jours. Cf page 37 des RBP 2018

> Forme tardive et SPPT (Symptomatologie/syndrome persistant(e) polymorphe après une possible piqûre de tique)

Pour traiter une (ou des) maladie(s) vectorielle(s) à tique en forme tardive, il faut :
1. rechercher systématiquement des co-infections possibles (transmises par les tiques) et des infections opportunistes (candidose, mononucléose, mycoplasme, chlamydia, cytomégalovirus, herpes virus, …)
2. renforcer le système immunitaire (vitamines, oligo-éléments, anti-oxydants…) et supplémenter en vitamines et oligo-éléments fréquemment en carence chez les malades chroniques de Lyme (vitamines D, B12, C, Zn, …)
3. traiter avec des antibiotiques souvent de manière pulsée soit en alternant les molécules, soit en les combinant pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, avec aussi et surtout certains produits de phytothérapie ayant montré leur efficacité (stévia, huiles essentielles).
Les antibiotiques permettent d’aller vite. La phytothérapie et les produits de soutien permettent d’aider le corps à se défendre au long court
4. drainer, éliminer, soutenir le foie et les émonctoires
5. prendre soin de son microbiote avec une alimentation de bonne qualité et diversifiée vers les végétaux avec peu d’hydrate de carbone
6. trouver les probiotiques et prébiotiques qui vous sont adaptés
7. notre petite liste des indispensables que peut tester tout lymé
8. petite revue bibliographique en lien avec les informations récapitulées dans le lien ci-dessus

NB : tous les traitements ci-dessus sont uniquement mentionnés à titre d’exemples. Il est important de bien organiser les différentes molécules pour qu’elles n’aient pas des effets opposés. Notez qu’ils peuvent ne pas être adaptés à votre cas et qu’ils présentent chacun des contre-indications et effets indésirables potentiels. Pour toute suspicion de borréliose de Lyme, parlez-en à votre médecin.

> En plus, …

L’hygiène de vie est une condition sinequanone : le respect des heures de sommeil, d’une alimentation riche en légumes et équilibrée, d’éviter le sucre, l’alcool, la caféine, d’arrêter de fumer, de faire de l’exercice physique.

Les objectifs sont une très bonne gestion du stress et de stimuler son microbiote (qui fabrique une bonne partie du système immunitaire).

Des techniques complémentaires peuvent aider à ces objectifs :

  • Méditation pleine conscience, sophrologie, psy
  • Tai chi, qi qong, yoga
  • Diététique, nutrition, alimentation anti-inflammatoire (Dr Seignalet)
  • Réflexologie plantaire, massage
  • Homéopathie, acupuncture, kinésithérapie, ostéopathie
  • Phytothérapie, aromathérapie, cure thermale
  • Sauna, hammam, bain chaud, cryothérapie
  • Monodiéte et jeûne (Fédération française du jeûne et de la randonnée)

Petite revue bibliographique en lien avec les informations listées dans cette partie

> Huiles essentielles

Les huiles essentielles ont montré leur efficacité in vitro contre différents pathogènes des maladies vectorielles à tiques, notamment les 10 de l’étude du Pr Ying Zhang :

  • ail Allium sativum L. bulbe
  • piment de la Jamaïque Pimenta officinalis Lindl. baies
  • cumin Cuminum cyminum L. graine
  • palmarosa Cymbopogon martini var. motia Bruno grass
  • myrrhe Commiphora myrrha resine
  • gingembre Hedychium spicatum Buch.-Ham. ex Sm. fleurs
  • amyris Amyris balsamifera L. bois
  • thym vulgaire Thymus vulgaris L. feuilles
  • verveine exotique Litsea cubeba (Lour.) Pers. fruits
  • eucalyptus citronné Eucalyptus citriodora Hook. feuilles

We found that these essential oils were even better at killing the ‘persister’ forms of Lyme bacteria than standard Lyme antibiotics.

Dr. Ying Zhang, professor in the Department of Molecular Microbiology and Immunology at the Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health

mais aussi ces huiles essentielles en laboratoire dans l’étude du Pr Ying Zhang :

  • origan commun Origanum vulgare
  • cannelle de Ceylan Cinnamomum zeylanicum
  • clou de girofle Syzygium aromaticum L.

> Réaction de Jarisch-Herxheimer (herx)

Quelle que soit la forme (précoce, disséminée ou chronique) de la borréliose de Lyme, il est important de connaître les effets de la réaction de Jarisch-Herxheimer et d’en aviser le patient. La maladie de Lyme est une infection provoquée par une bactérie à endotoxine.

Sous l’effet des antibiotiques, les endotoxines sont libérées massivement au moment de la destruction des bactéries. Ces toxines peuvent engendrer des douleurs très importantes (articulaires, neurologiques, musculaires…). Un brouillard cérébral peut aussi survenir. Pour faciliter l’élimination de ces toxines, il convient de drainer le foie, de boire beaucoup et/ou de suer abondamment.
Parfois, l’effet Jarisch-Herxheimer (suivre le lien) peut être si important que les douleurs peuvent être difficilement supportables pour le patient : une pause dans le traitement peut éventuellement être nécessaire, puis le traitement peut être repris avec une montée progressive des antibiotiques.

Dans des cas rares, l’effet Jarisch-Herxheimer peut entrainer des effets dangereux pour le cœur : une surveillance cardiaque est donc nécessaire.
L’effet Jarisch-Herxheimer survient généralement entre le 3ème jour et le 21ème jour de traitement.
Pour les enfants, voir les informations spécifiques indiquées dans le lien ci-dessous : http://francelyme.fr/site/mediatiques/malades/enfants

> Autres informations