035. Pourquoi ce parcours de soins a-t-il trois niveaux ?
Le parcours de soins comporte trois niveaux pour adapter la prise en charge à la complexité des situations, avec une expertise croissante à chaque étape.
Premier niveau : le médecin traitant et les soins de ville.
C’est la première personne à consulter. Il prend en charge les situations simples, par exemple un érythème migrant typique. Dans ce cas, la HAS indique que la prise en charge repose sur une antibiothérapie adaptée et une surveillance clinique, sans sérologie ni examens complémentaires nécessaires.
Deuxième niveau : les Centres de Compétence Maladies Vectorielles à Tiques (CC MVT).
Le médecin traitant adresse le patient en CC MVT quand la situation nécessite un avis spécialisé, une coordination ou des explorations plus complexes, par exemple :
- présence d’un autre signe clinique évocateur de borréliose de Lyme (autre qu’un érythème migrant), avec discussion d’une sérologie et d’une évaluation spécialisée
- suspicion d’une borréliose de Lyme prouvée (hors érythème migrant), typiquement : exposition compatible, clinique compatible, sérologie positive
- situation de borréliose possible : exposition compatible et clinique compatible avec sérologie négative, ou clinique atypique avec sérologie positive, nécessitant une mise au point et une discussion des diagnostics différentiels
- signes persistants après un traitement conforme aux recommandations, avec questionnement sur séquelles, symptômes fonctionnels, diagnostic associé ou autre cause
- en cas de signe clinique évocateur d’une autre MVT, l’algorithme indique une orientation directe en CC MVT (avec, si besoin, passage au niveau 3).
Troisième niveau : les Centres de Référence Maladies Vectorielles à Tiques (CR MVT).
Les situations les plus complexes peuvent être orientées vers un CR MVT, notamment :
- besoin d’une prise en charge pluridisciplinaire et d’une discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP)
- évolution défavorable malgré une prise en charge conforme, avec discussion de diagnostics différentiels ou associés et, le cas échéant, d’une stratégie thérapeutique (dont une éventuelle seconde ligne selon les situations)
- inclusion possible dans un protocole de recherche lorsque c’est pertinent.
En résumé : trois niveaux pour préciser le rôle de chacun, harmoniser la prise en charge sur le territoire et réduire l’errance médicale, avec un recours progressif aux structures spécialisées lorsque la situation n’est pas “simple”.
