062. Comment diagnostiquer la maladie de Lyme ?

Nota : le sujet du diagnostic de la forme longue de la maladie de Lyme (Lyme long ou PTLDS) sera plus particulièrement traité dans la partie Lyme Long (PTLDS) de la présente foire aux questions.

En pratique, le diagnostic de la borréliose de Lyme repose sur deux situations principales :

  • l’érythème migrant (voir question dédiée) est un signe suffisamment spécifique pour poser le diagnostic et pour débuter le traitement immédiatement, sans recherche d’anticorps par prise de sang.
  • en l’absence d’érythème migrant, il faut alors prendre en considération trois éléments :
  • les symptômes,
  • l’exposition aux tiques,
  • une sérologie réalisée en deux temps (test ELISA, puis confirmation par immunoblot si ELISA positif ou douteux).

Si les trois éléments plaident en faveur d’une maladie de Lyme, on parlera alors de maladie de Lyme prouvée. Au cas où seulement deux des trois éléments plaident en faveur d’une maladie de Lyme, on parlera alors de maladie de Lyme possible.

Points importants :

  • Compte-tenu du niveau de prolifération des tiques infectées sur le territoire métropolitain, les associations de patients considèrent que le critère d’exposition aux tiques est implicitement satisfait pour une très grande partie de la population.
  • Au début de l’infection, la sérologie peut être faussement négative durant les premières semaines. Les anticorps peuvent mettre jusqu’à 6 à 8 semaines pour être détectables. Cela explique qu’une prise de sang trop précoce ne peut exclure le diagnostic de maladie de Lyme (surtout si la clinique est évocatrice). Il est alors nécessaire de refaire une sérologie quelques semaines plus tard. L’expérience des patients indique aussi qu’une proportion faible des malades ne sont pas en capacité de produire des anticorps, ce qui de facto conduit à ne pas satisfaire le critère sérologique.
  • Une sérologie positive indique un contact immunologique avec Borrelia, mais ne prouve pas à elle seule qu’il s’agit d’une infection en cours au moment du test, car des anticorps peuvent persister.
  • En ce qui concerne la forme neurologique de la maladie de Lyme, un examen complémentaire est nécessaire, à savoir l’analyse du liquide cérébrospinal, effectué par ponction lombaire. Selon les situations (notamment en cas de suspicion d’atteinte du système nerveux central), une IRM cérébrale et/ou médullaire est également recommandée pour préciser le diagnostic et rechercher des diagnostics différentiels.
  • Si le diagnostic ne peut pas être établi avec certitude d’emblée, une réévaluation à 6 ou 12 mois est recommandée en fonction de l’évolution des symptômes.
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