Communiqué de presse mars 2026

Maladie de Lyme : face aux formes persistantes et à l’errance diagnostique, renforcer la prévention avant le printemps !

À l’approche du retour des activités en extérieur, l’association France Lyme alerte sur les risques liés aux piqûres de tiques et leurs conséquences encore sous-estimées. Chaque année, environ 50 000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France. Parmi les patients, des enfants et des adolescents peuvent connaître des parcours médicaux complexes et des diagnostics tardifs.

Davantage de piqûres de mai à juillet et en milieux familiers

Selon Santé publique France, les signalements de piqûres culminent entre mai et juillet. Contrairement aux idées reçues, la majorité des expositions surviennent dans des environnements familiers : jardins, parcs publics, centres de loisirs ou promenades quotidiennes, et non lors d’expéditions en milieu sauvage.

« Derrière certaines situations de fatigue inexpliquée, de troubles de la concentration ou d’échec scolaire, il peut y avoir une maladie de Lyme non diagnostiquée. Trop de patients, y compris des enfants, connaissent encore une errance médicale prolongée », souligne France Lyme.

Des enfants parfois confrontés à des parcours médicaux complexes

Jeux dans l’herbe, activités sportives et sorties scolaires augmentent mécaniquement le risque de piqûres lorsque le temps passé en extérieur s’intensifie.

Chez certains enfants, fatigue intense, douleurs chroniques migrantes, troubles du sommeil, difficultés de concentration ou anxiété peuvent avoir des répercussions importantes sur la scolarité, la vie sociale et le bien-être psychologique.

En l’absence de diagnostic identifié, ces symptômes peuvent être interprétés comme d’origine exclusivement psychologique, conduisant à des orientations vers des prises en charge psychiatriques alors qu’une cause médicale sous-jacente peut exister.

Plusieurs témoignages récents relayés par les associations illustrent cette réalité. Dès 2017, Yannick Schraen racontait dans son livre « 11 mois d’enfer ! Maladie de Lyme : comment j’ai failli mourir » son propre parcours : orienté vers une prise en charge psychiatrique à l’âge de 12 ans, avant que l’origine infectieuse de ses troubles ne soit finalement reconnue, après des mois d’errance et grâce à la persévérance de ses parents. Aujourd’hui encore, des situations comparables sont signalées à l’association.

Une maladie aux conséquences parfois durables

La maladie de Lyme et certaines co-infections sont transmises par la piqûre d’une tique infectée. Les évolutions environnementales et climatiques contribuent à l’extension géographique des tiques et à l’allongement de leur période d’activité. Diagnostiquée précocement, elle peut souvent être traitée efficacement. Toutefois, selon la Haute Autorité de Santé, entre 6 % et 20 % des patients traités pourraient développer des symptômes persistants, appelés « Lyme long » (PTLDS).

Douleurs chroniques migrantes, fatigue sévère, douleurs musculaires ou articulaires, troubles cognitifs ou neurologiques, troubles du sommeil, troubles cardiaques et digestifs font partie des manifestations rapportées. Leur diversité peut compliquer le diagnostic et conduire à une errance médicale.

Au-delà des symptômes médicaux, les conséquences sociales peuvent être importantes. Des enquêtes associatives suggèrent qu’environ un adulte sur quatre pourrait connaître une perte d’emploi liée à l’impact fonctionnel de la maladie. Certains étudiants interrompent leurs études et des enfants peuvent se retrouver en situation d’échec scolaire.

Des formes persistantes sans traitement curatif standardisé

À ce jour, bien que la HAS reconnaisse officiellement ces formes persistantes, il n’existe pas de traitement curatif standardisé permettant de garantir la disparition des symptômes chez tous les patients. La prise en charge repose principalement sur des approches symptomatiques et multidisciplinaires, dans un contexte où les mécanismes du Lyme long restent encore partiellement incompris.

La reconnaissance officielle des formes persistantes, combinée à l’absence actuelle de traitement curatif standardisé garantissant la guérison, renforce l’importance d’une prévention renforcée dès le printemps.

Même les célébrités

et sportifs de haut niveau concernés

La maladie de Lyme frappe sans distinction. Des personnalités internationales comme Bella Hadid, Justin Bieber ou Avril Lavigne ont contribué à sensibiliser le public. En France, des sportifs tels que Xavier Thévenard ou Audrey Merle ont également témoigné. Ces situations rappellent que même des athlètes au sommet de leur forme physique peuvent être brutalement arrêtés par la maladie.

Prévenir reste la meilleure protection

Selon le programme CiTique, près de 90 % des piqûres surviennent lors d’activités de loisirs. Parmi les personnes les plus exposées figurent notamment les randonneurs, forestiers, agriculteurs, cavaliers, coureurs et plus largement toutes celles et ceux pratiquant régulièrement des activités en extérieur.

France Lyme recommande de :

• porter des vêtements couvrants
• utiliser des répulsifs adaptés
• inspecter soigneusement le corps après chaque sortie
• retirer rapidement toute tique à l’aide d’un tire-tique
• surveiller l’apparition de symptômes
• consulter un professionnel de santé en cas de symptômes évocateurs ou de doute après une piqûre

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A propos de France Lyme

Créée en 2008 et reconnue d’intérêt général, l’association France Lyme accompagne les patients, sensibilise le grand public et soutient la recherche sur les maladies transmises par les tiques. Depuis la reconnaissance du Lyme long par la Haute Autorité de Santé en 2025, elle participe activement aux travaux institutionnels visant à améliorer la compréhension et la prise en charge des formes persistantes, et coopère avec les centres de référence et les équipes de recherche impliquées dans ce champ.

Contacts presse : 📩contact@francelyme.fr